L'Onsil à la Préfecture de Marseille : faciliter l’exercice des infirmières libérales ;

l’accès aux soins à domicile, un enjeu de santé publique !

Nous remercions Monsieur le Préfet d’avoir fait recevoir notre délégation lors de la Manifestatiion des Infirmières et Infirmiers libéraux du 1er octobre à Marseille.

La santé est une priorité pour le gouvernement, et notamment pour le Premier ministre Michel Barnier, avec son corollaire l’amélioration de l’accès aux soins.

Les infirmières libérales, en intervenant à domicile, jouent un rôle essentiel en assurant une prise en charge optimale pour les patients souffrant de maladies chroniques ou en situation de dépendance. Le maintien à domicile, en plus d’être bénéfique pour le patient, permet une économie substantielle en regard du prix de journée en structure hospitalière.

Ces infirmières libérales apportent la technicité de l’hôpital directement au domicile des patient, il est donc essentiel de faciliter leur exercice quotidien.

Pour ce faire elles utilisent quotidiennement leur véhicule comme outil de travail et malheureusement sur le terrain, le manque de place de stationnement ainsi que la circulation difficile dans les métropoles denses entravent considérablement leur exercice.

Afin de prévenir les refus de soins liés à ces difficultés d’accès, il serait opportun de permettre à ces professionnels de santé d’utiliser les voies réservées aux bus, taxis et véhicules d’urgence.

Il serait également judicieux de leur attribuer des emplacements de stationnement dédiés, ou de partager ceux réservés aux livraisons, comme cela se pratique déjà dans certaines communes telles que Vallauris, Villeneuve-Loubet et Calvi.

À Cannes, par exemple, une heure de stationnement gratuit est accordée, et d’autres villes proposent des forfaits annuels allant de 150 à 250 €.

On se rend bien compte que les contraintes liées au stationnement varient considérablement d’une commune sur l’autre mettant en avant la nécessité d’une harmonisation des règles au niveau national. En effet, ces contraintes ont un impact direct sur l’accès aux soins, un enjeu de santé publique crucial dans un contexte où le maintien à domicile est encouragé par le ministère de la Santé.

Il est du devoir de l’État de garantir l’accès aux soins et c’est aussi le droit du patient à la protection de la santé sans discrimination (article L 1110 3 du code de santé publique), c’est pourquoi les infirmiers libéraux vous demandent de prendre la mesure de ce problème et d’intervenir afin que les missions de ces professionnels de santé soient protégées par un engagement fort de l’État.

Sans cette intervention, des conséquences préjudiciables comme des retards de soins, conduisant à des hospitalisations évitables, risquent de se multiplier.

Dans la réalité du terrain, certains patients sont tributaires de plusieurs passages par jour de l’infirmière libérale, comme par exemple cet enfant en maternelle avec une pompe à insuline qui n’a que 20 minutes de marge de sécurité.

La reconnaissance officielle du caducée, qui devrait être respecté par les forces de l’ordre et les sociétés privées, serait une première étape importante.

Aussi, en conclusion, la proposition et mise en place d’un arrêté national, qui réponde aux besoins des infirmières libérales et de leurs patients, est non seulement nécessaire, mais serait aussi saluée par l’ensemble de la profession.

Notre démarche s’étendra également aux Députés, que nous allons solliciter afin qu’une proposition de loi vienne uniformiser la gestion de ces problématiques sur l’ensemble du territoire.

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