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Vous souvenez-vous ? Il n’y a pas si longtemps que ça, pendant la pandémie dont on nous annonçait que l’après serait forcément différent, on nous acclamait, on nous applaudissait, nous étions des héroïnes et des héros indispensables dans le système de santé, incontournables et promis, nos conditions de travail et nos rémunérations allaient être revues de fond en comble -on attend encore.
On remonte encore le temps et on retrouve sur X (ex-twitter) un post de la Ministre déléguée chargée de l’Organisation territoriale et des Professions de santé auprès du ministre de la Santé et de la Prévention, Agnès Firmin Le Bodo, qui répond au Président du groupe communiste à l’Assemblée nationale sur le BSI le 6 mars dernier. Où l’on apprend dans une réponse très technique en mode technocrate dénoncée à juste titre par le même President, que le BSI nous enrichit presque et, cerise sur la gâteau, qu’il est un « succès important » plébiscité par la profession.
Tu m’étonnes !
Il est obligatoire, c’est certain ça ne peut être qu’un succès.
Et la Ministre d’énumérer les augmentations de nos déplacements sans préciser que nos actes eux, stagnent depuis des lustres. Tout ça devant un hémicycle… vide.
C’est dévastateur.
Dans le journal de la mi-journée de M6 du 5 octobre, un reportage sur les économies de santé a été diffusé. Sont attendus 500 millions d’euros de fraude qui devront être récupérés l’an prochain.
Devinez quel exemple a été choisi dans le montage pour illustrer d’entrée cette campagne d’envergure ? Vous avez trouvé ? Les Infirmiers libéraux bien sûr !
Après les rapports de la Cour des Comptes, l’émission Cash investigation et tout le reste, voici le graphique des fraudeurs en puissance présenté ostensiblement par le Directeur de la CPAM de l’Essonne.
Et ce 6 octobre, un article du Monde encore sur la fraude à l’assurance maladie et les « escrocs » responsables de « filouteries », débute ainsi : « Souvent, avec les infirmiers, ce n’est pas grand-chose. C’est apposer un pansement simple sur une plaie, et déclarer un pansement complexe, avec méchage ou irrigation : 12,60 euros, au lieu de 6,30 euros. C’est compter une injection intraveineuse (6,30 euros) alors qu’on a effectué une injection intramusculaire (3,15 euros) ».
Rien que ça.
Tout cela est affligeant et les héros que nous étions se sont mués en quelques mois en bandits bien organisés, capables de détourner l’argent public en deux temps trois mouvements.
Rien sur l’argent public alloué à des laboratoires pour leur recherche sur des traitements dont ils arrêtent ensuite la commercialisation faute de rentabilité.
On pourrait citer aussi les subventions des MSP dont beaucoup sont vides et dont le but d’attirer des généralistes commence à sérieusement être remis en question.
Et il y a pléthore d’exemples.
On en a carrément assez d’être les otages de la communication des Pouvoirs publics défaillants en matière de Santé et de finances.
Quand les idels vont-elles réagir radicalement faute de quoi nous allons être broyés et vite oubliés si nous ne relevons pas la tête du guidon.
On pense que non, le système de santé ne peut se passer de nous. Croyez-vous ?
Dans une gestion de plus en plus comptable où la rentabilité reste la priorité au détriment de la qualité et de la Santé publique, un coup de balai vers d’autres solutions sera un jour envisagé pour assainir les comptes publics. C’est très possible.
Soigner c’est bien mais ça ne va pas sans reconnaissance, revalorisation et promotion.
Idels, allons-nous enfin nous réunir et défendre notre si beau métier ?
Onsil Occitanie

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