Éditorial

Le discours pompeux et la langue de bois doivent cesser.

À lire son dernier communiqué, le syndicat “premier de la classe” a les solutions pour tout.
 
« Premier syndicat » qui ne représente pas grand chose quand le nombre de syndiqués chez les idels se réduit à peau de chagrin. Et qui continue à se présenter comme le seul capable de redresser la situation quand ce sont ses signatures qui ont aussi enfoncé la profession dans la crise.
 
« Premier syndicat » à avoir laissé courir depuis 15 ans le blocage de la lette-clé de base.
 
« Premier syndicat » à qualifier les revendications des autres organisations de « hors sol » en se les accaparant : mais si c’est lui, ça devient miraculeusement responsable.
 
« Premier syndicat » qui se sent tenu à trouver des sources de financement pour l’assurance maladie comme pour s’excuser de demander des augmentations quand des cabinets ont du mal à joindre les deux bouts ou pire ferment, et c’est dramatique.
 
« Premier syndicat » à se réveiller et prendre conscience non pas de la crise sans précédent qui traverse notre exercice, mais ce qu’il qualifie de « malaise » : il semble ne pas avoir bien compris.
 
« Premier syndicat » à envisager la coopération avec les pharmaciens sans évoquer la concurrence que vivent les idels au quotidien qui ne vaccinent plus contre la grippe, qui prescrivent les vaccins sans rémunération et ne revoient plus les patients qui se font administrer le produit en officine.
 
« Premier syndicat » dont l’un de ses responsables regardait de haut la mobilisation infirmière en affirmant que nous n’étions pas des « Cosette ».
 
« Premier syndicat » qui, s’il était aussi responsable qu’il le dit, chercherait spontanément à fédérer autour de lui la souffrance des idels et entretiendrait avec les manifestant-es une proximité et une empathie qui lui manquent cruellement.
 
Si nous obtenons quelque chose , on a bien compris qu’on lui devra tout. Et s’il n’y a que des miettes il nous présentera ça comme la victoire du siècle. On connaît la chanson.
 
Si l’Onsil est attachée à la coopération avec les autres organisations tant syndicales qu’associatives, ce n’est certainement pas à n’importe quel prix et il faudra bien que chacun, pour aller de l’avant, prenne la place qui lui incombe : l’un à côté de l’autre et pas l’un au-dessus de l’autre avec mépris. Ça, ce n’est plus possible.
 

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