Consultation infirmière pour l'instauration d'un traitement initial par insuline pour les diabétiques de type ll ( code dans la NGAP CIA) :

L’avis favorable attendu de la HAS est publié.

La mise en œuvre de la consultation infirmière pour les patients diabétiques de type 2 nouvellement insulino-traités, prévue par l’avenant 11, était conditionnée à un avis favorable de la Haute Autorité de santé.

Cet avis a été rendu le 22 octobre 2026, puis publié le 27 octobre.

La décision de l’Assurance Maladie fixe son entrée en vigueur au 6 novembre 2026, dans le respect des conditions prévues.

Qu’allons nous faire dans cette consultation ?

Le texte de l’UNCAM renvoie aux recommandations de la HAS. Dans son avis, celle-ci définit quatre axes pour structurer une démarche clinique et éducative adaptée aux besoins du patient :

– Éducation thérapeutique et autonomisation : évaluer ses besoins, travailler sa compréhension du protocole prescrit et la gestion de l’insulinothérapie et du carnet glycémique, en tenant compte de ses capacités et de son quotidien.

– Gestion du risque d’hypoglycémie : prévenir les épisodes et aider le patient à connaître la conduite à tenir.- Prévention des complications : accompagner notamment les mesures hygiéno-diététiques.

– Surveillance et suivi clinique : assurer un accompagnement en lien avec les autres professionnels.

La HAS précise que cette consultation complète ou pallie les soins et conseils dont le patient n’a pas pu bénéficier, totalement ou partiellement, en centre pluridisciplinaire.

Cotée CIA, à 20 € en métropole, elle concerne les patients diabétiques de type 2 en ALD exonérante, avec un maximum de quatre consultations dans les six premiers mois du traitement initial par insuline. La consultation elle-même ne nécessite pas de prescription médicale ; le traitement par insuline reste celui prescrit.

La formation est une condition essentielle.

La HAS conditionne son avis favorable à une formation aux quatre axes présentés, particulièrement à la pratique de l’éducation thérapeutique. Les contenus et supports pédagogiques doivent également répondre aux standards actuels.

Avant de proposer la CIA, il convient donc de vérifier l’adéquation de sa formation à ces exigences et de la compléter si nécessaire.

La consultation doit se dérouler lors d’une séance dédiée, avec un compte rendu versé au DMP. Aucun autre acte ne peut être facturé pendant cette séance ; seuls les frais de déplacement peuvent s’y ajouter.

Elle n’est pas facturable pour les patients pris en charge dans un forfait de soins infirmiers issu du BSI.

Au nom de l’Onsil, nous avons interrogé la CPAM afin d’obtenir le détail des exigences de formation et des justificatifs attendus. Nous attendons une clarification de la Cnam sur les formations reconnues et les éventuelles attestations à produire auprès des caisses.

Si les 40 heures prévues par le cadre réglementaire de l’ETP sont exigées pour la CIA, la charge serait lourde : l’Onsil demande des exigences proportionnées, reconnaissant les formations et les compétences déjà acquises par les infirmières libérales.

Préparons nos formations, nos supports et l’organisation du cabinet.

Saisissons nous de cette consultation pour exercer pleinement nos compétences cliniques, éducatives et préventives, au service de la sécurité et de l’autonomie des patients.

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