❤️Journée mondiale du cœur : prévenir, dépister… et donner aux soignants les moyens d’agir.

A domicile les infirmiers libéraux rencontrent aussi les proches de leurs patients : une cotation autonome leur permettrait de renforcer cette sensibilisation et ainsi d'augmenter considérablement le nombre de patients dépistés.

En cette Journée mondiale du cœur, la prévention des maladies cardio-neuro-vasculaires est plus que jamais au centre des messages de santé publique.

Hypertension artérielle, sédentarité, tabac, facteurs de risque… le dépistage précoce reste l’un des leviers essentiels de prévention.

Avec le Plan Cœur issu de la loi Neuder, cette prévention doit encore se renforcer.

L’Onsil a d’ailleurs été conviée à une visioconférence consacrée au développement de ce plan et à la place des différents professionnels de santé.

Dans sa campagne contre l’hypertension, l’Assurance Maladie reconnaît le « rôle essentiel des infirmiers et infirmières dans le repérage des patients à risque » et nous invite notamment à mesurer la pression artérielle.

👉 Une mission que les infirmiers libéraux réalisent déjà quotidiennement, au domicile, au plus près de la population, et qui relève de notre rôle propre.

Depuis le 28 septembre, l’EU Screening Week, inscrite dans le Safe Hearts Plan européen, renforce le dépistage cardiovasculaire en encourageant le contrôle de la pression artérielle, du cholestérol et de la glycémie. Avec l’objectif européen d’une mesure annuelle de la pression artérielle pour 75 % des 25-64 ans et 90 % des plus de 65 ans d’ici 2035, les infirmiers libéraux doivent disposer des moyens conventionnels pour participer pleinement à cette politique de prévention.

Mais un paradoxe demeure : la mesure isolée de la pression artérielle et le dépistage de l’hypertension ne disposent toujours pas d’une cotation autonome dans notre nomenclature.

L’Assurance Maladie nous encourage également à proposer Mon Bilan Prévention, mais celui-ci reste limité à quatre tranches d’âge. Quant à la surveillance clinique et thérapeutique globale prévue par l’avenant 11 à partir de 2028, elle répond à un autre objectif et reste limitée dans sa fréquence.

Alors, en cette Journée mondiale du cœur, une question mérite d’être posée :

Comment renforcer réellement la prévention cardio-neuro-vasculaire sans donner à ceux qui la réalisent sur le terrain les outils pour le faire ?

Plusieurs voies doivent pouvoir être discutées : faire évoluer les dispositifs de prévention existants, intégrer pleinement le dépistage cardio-neuro-vasculaire aux futures consultations infirmières, ou créer une cotation autonome permettant de valoriser le dépistage tensionnel.

Parce que prévenir ne consiste pas seulement à sensibiliser.

Prévenir, c’est aussi repérer, mesurer, orienter et assurer le suivi.

Et cela nécessite de penser la prévention avec l’ensemble des professionnels qui la font vivre quotidiennement auprès des patients.

Aucune profession ne doit être invisibilisée dans la prévention de demain.

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