Prescriptions erronées :

le cri du cœur de 4 idels des Landes.

Le site egora publie un courrier rédigé par des idels des Landes à l’attention des prescripteurs (1).
 
C’est un véritable cri du cœur et nos collègues en appellent à l’aide des médecins afin qu’ils rédigent des ordonnances conformes à la réglementation et aux exigences des caisses.
 
Elles dénoncent la formidable injustice qui nous frappe dès lors que nous exécutons une prescription mal rédigée. On parle bien entendu de la forme et pas de la nature des produits ou des doses qu’il nous appartient de vérifier.
 
Mais vérifier les libellés est aussi de notre responsabilité en l’état actuel de la réglementation et les indus pleuvent avec des procédures abusives. Il est totalement vrai qu’on nous rend in fine responsables des erreurs des autres.
 
Erreurs ou omissions ou méconnaissance ou laxisme. C’est malheureusement tout cela à la fois.
 
Car si la Cnam pèche par son manque d’efficacité dans l’information qu’elle fournit aux médecins quant à la bonne rédaction de leurs prescriptions, on ne peut toutefois pas exonérer ceux-ci de toute responsabilité.
 
Car oui, ils sont responsables de ce qu’ils prescrivent tant sur le fond que sur la forme.
 
Ils sont conventionnés comme nous et sont soumis eux aussi à des règles qu’ils doivent respecter.
 
Ils savent qu’en aval, il y a les idels qui répondent à leurs prescriptions et les patients qui dépendent de toute cette chaîne.
 
Alors nous comprenons ce désarroi de nos collègues que nous soutenons ça va de soi, et l’Onsil ne cesse de dénoncer ces aberrations administratives qui nous conduisent à des contentieux lourds et intimidants.
 
Mais il y a déjà eu plusieurs campagnes d’information à destination des médecins qui ignorent toujours les règles élémentaires et procèdent de leur propre logique.
 
Pourquoi ne seraient-ils pas aussi contraints et soumis a minima à des rappels à l’ordre en cas de récidives dans leurs erreurs que nous subissons ?
 
N’y a-il pas là une marque de mépris chronique que ce système hiérarchisé en pyramide induit ? Quand comprendront-ils que nos démarches pour leur demander des modifications dans leurs écrits sont aussi chronophages et épuisantes pour nous, et que finalement la tranquillité viendrait aussi de leur bonne volonté. Est-ce si compliqué que cela ? Manifestement oui.
 
Ce mépris se retrouve aussi dans des recommandations et pire des prescriptions recommandant aux patients ou a son entourage, de réaliser les pansements eux-mêmes. Quid de la surveillance tant de la bonne cicatrisation que des éventuelles complications ? À quoi servons-nous ? Cela revient à une incitation a l’exercice illégal de notre profession ?
 
Compter sur eux pour rectifier le tir alors qu’on le leur rabâche depuis des années, c’est un peu comme un coup d’épée dans l’eau.
 
Il est plus que temps que la Cnam passe du tout dépressif envers nous, à un travail de fond visant à améliorer la qualité des prescriptions en amont avec, par exemple, une intégration des bonnes pratiques dans les logiciels métiers des prescripteurs ?
 
L’assurance maladie est pour l’instant bien plus prompte à récupérer des indus qu’à s’atteler à une fluidité des rapports tripartites caisses, prescripteurs et prescrits. Avec au bout de tout cela les patients et la qualité des prestations qui leur est due ? Et, avant tout, la sérénité des idels submergé-es par ce qu’il convient de nommer le harcèlement administratif insupportable, tout comme l’est la violence des procédures en contentieux.
 
 

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