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La question de la pénibilité pour les infirmières est un sujet volontairement mis de côté, alors qu’elle est de plus en plus d’actualité au vu de la dégradation continue des conditions de travail.
Dans un exercice souvent solitaire, au domicile, au cœur de véritables déserts médicaux, notre profession s’éteint peu à peu.
Nous sommes régulièrement amenées, dans l’urgence, à prendre des décisions rapides sans possibilité de nous référer à un médecin devenu de plus en plus indisponible.
À cela s’ajoute une vulnérabilité extrême face à la violence et aux agressions, comme l’actualité récente l’a encore tristement rappelé.
Pour mémoire, 87 % du territoire français est aujourd’hui en désert médical.
Il est d’autant plus légitime de rouvrir le dossier de la pénibilité que cette reconnaissance a existé : la loi Fillon prévoyait qu’un an de retraite anticipée pouvait être validé pour dix ans de travail.
Or, cette disposition a été supprimée en 2010 par le protocole Bachelot, lors du passage des infirmières en catégorie A, sans véritable compensation pour la profession.
Depuis, l’âge de départ à la retraite reste fixé à 67 ans, alors même que la sinistralité explose, justifiant des décisions que l’Onsil dénonce régulièrement.
En 2025, certaines garanties ont été diminuées ou supprimées, notamment dans les domaines de la grossesse et de l’invalidité.
La CARPIMKO, pourtant chargée de gérer la retraite et la prévoyance de plusieurs professions de santé – dont les infirmières libérales, très largement majoritaires (100 000 contre 20000 orthophonistes et 90000 kinésithérapeutes) a décidé pour 2025 d’imposer aux infirmières en invalidité une participation financière forfaitaire de 1 200 €.
Cibler ainsi un public déjà fragilisé, empêché de reprendre une activité normale, est profondément injuste.
Dans ces circonstances, la solidarité devrait s’exprimer, pas se réduire.
Les infirmières libérales subissent une double, voire une triple peine : une sinistralité en hausse, l’absence de reconnaissance de la pénibilité et des décisions financières qui aggravent leur précarité.
Nous ne sommes pas responsables des effets délétères sur notre organisme liés à la nature de notre travail. Nous ne devons pas porter seules l’augmentation de la sinistralité, conséquence directe d’une pénibilité niée depuis trop longtemps.
Il est temps de dire stop à cette descente aux enfers qui rend notre profession de moins en moins attractive et provoque des départs en pleine carrière, faute de perspectives, par reconversion.
Dans ce contexte, les dernières propositions de la CNAM, qui envisagent de remplacer deux infirmières libérales par une seule dans certaines zones dites “surdotées”, ne font qu’aggraver les choses.
Ces décisions, prises sans analyse régulière ni homogène des besoins régionaux, ignorent totalement la réalité du terrain : dans ces zones, les infirmières ont une charge importante de travail, et le vieillissement de la population ne fait que l’augmenter.
Nous sommes face à des décisions économiques, des coups de rabot, sans réelle adéquation avec les besoins de la population.
Dans quatre jours, un vote de confiance sera demandé à l’Assemblée nationale par le Premier ministre.
Il est indispensable que le nouveau gouvernement soit sensibilisé à cette question de la pénibilité, portée par la plupart des représentants des infirmières libérales.
Nous devons nous unir dans une demande collégiale, afin d’obtenir enfin cette reconnaissance légitime et indispensable.
Il est essentiel de relancer la mobilisation des adhérents, des infirmières libérales et de leurs représentants.
C’est en partageant vos témoignages et en quantifiant la réalité de notre quotidien que nous pourrons faire entendre notre voix et renforcer notre légitimité dans ce combat pour la reconnaissance de la pénibilité.

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