
Soigner c’est rouler : 53 jours d’alerte ignorée ! Après des semaines d’alertes et de mobilisation, les infirmiers libéraux attendent autre chose que des constats.
EDITORIAL
Que nous ont apporté les Pouvoirs publics et les tutelles pour faire évoluer notre exercice sur le fond ?
Rien, bien au contraire.
Les mesures prises en faveur des infirmières et infirmiers libéraux sont des rustines pour colmater un système de santé qui s’écroule lentement mais sûrement. Ces quelques mesures, toujours concédées sous conditions et sous restrictions, dites novatrices pour notre exercice libéral, ne sont en réalité ni plus ni moins qu’un marché de dupe. Elles dissimulent la réalité du manque de main d’œuvre médicale dans des zones qui se désertifient à la vitesse grand V.
Au lieu de faire appel à la compétence infirmière sur son identité socle qu’est son rôle propre, sur notre disponibilité, notre expérience historique, les décideurs distribuent des carottes, des pis-aller, des expédients pour nous faire avancer dans un dispositif de soins en totale faillite et qui va droit dans le mur.
Pourtant, le réseau des infirmières et infirmiers libéraux est solide, bien présent et ne se détourne d’aucun territoire, rural comme urbain, de métropole comme ultra marin.
En cette période de vœux, il est de coutume de « souhaiter », mais pour les infirmières et infirmiers libéraux cette coutume est révolue : il est l’heure d’exiger. Et fermement !
Exiger la vraie reconnaissance qui passe d’abord par la fin de la maltraitance et du harcèlement bureaucratique, administratif, juridique, financier dont nous sommes l’objet et qui nous placent dans un environnement de stress où les rapports avec les caisses se sont détériorés en faisant de nous des fraudeurs en puissance.
Le syndicat de médecins MG France vient de qualifier les sanctions pour abus d’arrêts de travail de « violence administrative ». Bienvenue au club ! Nous la vivons au quotidien. Alors, nous exigeons l’ouverture sans délai de négociations pour une refonte totale de notre nomenclature qui doit se simplifier et devenir enfin lisible par tous, car elle est source de trop d’erreurs, d’interprétations et d’indus colossaux.
Nous exigeons des caisses qu’elles luttent avec le plus grand discernement contre la vraie fraude avérée et intentionnelle. Nous ferons pression pour que les droits de la défense des idels soient respectés et revus, et que les directeurs des caisses ne concentrent plus tous ces pouvoirs insensés qui les rendent à la fois juges et parties.
Et nous exigeons la fin du calcul intolérable des indus par extrapolation.
Nous exigeons des négociations sur l’augmentation décente de nos lettres-clés, en particulier l’AMI, qui tiennent compte de l’inflation, et la revalorisation de nos indemnités kilométriques en regard de l’envolée des prix des carburants. Nos véhicules sont aussi nos outils de travail alors que nombre de professionnels de santé ne veulent plus se déplacer en dehors de leurs cabinets.
Nous exigeons l’abrogation pure et simple de cette imposture qu’est le BSI, imposture parce qu’on nous l’a présenté comme le dispositif le plus adapté au rôle propre.
Nous exigeons la consultation infirmière sur le rôle propre en accès direct hors prescription médicale. Voilà la réelle avancée que nous attendons en matière de prise en charge de la dépendance, enjeu majeur dans notre société où nous avons un rôle central et primordial : l’autonomie et l’indépendance en collaboration avec les autres partenaires de santé autour du patient dans le cadre d’une vraie prise en charge globale, loin des cases à remplir pour alimenter un algorithme manipulable par l’assurance maladie quand elle juge que la dépendance lui coûte trop cher.
La reconnaissance, la confiance sont les bases d’une relation conventionnelle apaisée et transparente.
Mais pour y arriver il n’y a pas de miracle : l’Onsil a besoin de vos adhésions pour porter ces revendications.
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