
Violences envers les IDEL : nous ne pouvons plus laisser passer Signalement, accompagnement, protection juridique, les outils existent, des engagements ont été pris, il est
” Seize organisations infirmières expriment leur profonde inquiétude face au décret des mesures transitoires IBODE, qui compromet gravement l’avenir de la spécialisation et, plus largement, la reconnaissance des compétences infirmières. En permettant l’accès aux actes exclusifs IBODE sans exiger la formation spécialisée, ce texte remet en question l’essence même de l’expertise infirmière.
La spécialité IBODE, pourtant essentielle pour garantir la sécurité des patients et répondre aux exigences croissantes des blocs opératoires, risque de disparaître au profit de solutions à court terme, mettant en péril la qualité des soins.
Ce décret ne menace pas seulement les IBODE mais porte atteinte à l’ensemble de la profession.
En valorisant des autorisations d’exercice au détriment de la formation, il envoie un signal dévalorisant à toutes les infirmières et infirmiers. Il remet en cause l’intérêt des parcours de spécialisation, qui exigent des efforts considérables et répondent à des besoins de santé publique. La profession infirmière se trouve ainsi fragilisée dans son ensemble, face à une réforme qui érode sa montée en compétences et compromet son attractivité.
L’Ordre national des infirmiers a pris position le 2 décembre en demandant la suspension de ce décret, rejoignant l’ensemble des acteurs infirmiers qui appellent à préserver la qualité et la reconnaissance de la profession. Cette mobilisation unanime illustre l’ampleur des enjeux : il s’agit de défendre non seulement une spécialité essentielle mais également la crédibilité et l’avenir des professions infirmières dans leur globalité.
Les organisations infirmières rappellent que les évolutions nécessaires du système de santé doivent s’appuyer sur des bases solides, incluant la formation et l’expertise comme leviers fondamentaux. Il est impératif d’annuler et de revoir ce décret pour garantir à la fois la sécurité des soins et la valorisation des infirmiers. La défense de la spécialité IBODE est un combat pour l’avenir de toute une profession, qui ne peut accepter une réforme dictée par des logiques de simplification au détriment de l’excellence. “
Rappelons que le diplôme d’IBODE s’acquiert après avoir validé 5 blocs de compétences sur 24 mois soit 3600 heures de formation après admission dans une école spécialisée.
Où se trouve la logique du gouvernement illustrée par la publication de ce décret du 23 octobre 2024, à l’heure où il est question de rallonger les études d’infirmière à 4600 heures pour infirmière en soins généraux au lieu de 4200 heures, ceci afin de compléter leur formation jugée insuffisante au regard des défis sanitaires futurs ?
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