Hier 12 mai : Journée internationale des infirmières (JII) 2024 : nous sommes fier-es des infirmier-es,

Les idels françaises doivent être entendues.

Hier, comme chaque année, le 12 mai a été l’occasion de commémorer la naissance de Florence Nightingale, infirmière britannique née en 1820 et morte en 1910.
 
Pourquoi elle ? Parce que ce fut une pionnière.
 
En effet, envoyée au front à sa demande pendant la guerre de Crimée, elle constate que les décès des soldats ne sont en majorité pas dus à leurs blessures mais aux mauvaises conditions sanitaires.
 
Elle réalise alors une colossale étude statistique à ce sujet et elle crée en 1855 le Fonds Nightingale pour la formation des infirmières. Ses travaux aboutissent à une approche totalement différente des soins aux soldats.
 
Plus tard , on lui doit la publication de « Notes on Nursing », véritable introduction aux soins infirmiers.
 
Elle participa aussi à la création de deux écoles d’infirmières en France.
 
Elle a largement contribué à l’émancipation des infirmières, métier uniquement féminin à son époque et elle lui a apporté sa respectabilité.
 
Cette année, le Conseil International des Infirmières (CII), « fédération de plus de 130 associations nationales d’infirmières (ANI) représentant les plus de 28 millions d’infirmières et d’infirmiers du monde entier », fondé en 1899, a mis cette accroche en avant pour la JII : « Nos infirmières. Notre avenir. Le pouvoir économique des soins ».
 
Il voulait ainsi démontrer « comment un investissement stratégique dans les soins infirmiers peut apporter des avantages économiques et sociétaux considérables ».
 
Dans sa « charte pour le changement » (1), il a appelé à « reconnaître et estimer la santé et les soins de santé comme un investissement et non un coût ».
 
Et de préciser : « bien qu’étant l’épine dorsale des soins de santé, le personnel infirmier est souvent confronté à des contraintes financières et à une sous-évaluation sociétale. La JII 2024 vise à modifier les perceptions, en démontrant comment un investissement stratégique dans les soins infirmiers peut apporter des avantages ».
 
Howard Catton, directeur général du CII déclare dans Actusoins (2) : « pour chaque dollar investi dans les soins infirmiers, le retour sur investissement est de quatre dollars. Il s’agit donc d’un accélérateur de croissance, et non un coût ».
 
Comment ne pas nous sentir concernés par un tel appel qui doit faire écho auprès des pouvoirs publics chargés d’organiser l’offre de soins ?
 
Les idels françaises ne disent pas autre chose quand elles scandent dans la rue leurs slogans appelant à une reconnaissance d’abord financière.
 
L’Onsil ne cesse, elle aussi, d’affirmer qu’investir sur nous, c’est investir dans notre expertise, nos missions en santé publique.
 
Nous confier plus d’autonomie c’est accessoirement libérer du temps médical mais c’est avant tout faire enfin confiance en une profession encore largement sous-estimée et qui a pourtant fait ses preuves depuis Florence Nightingale…
 
Sans dire que nous n’avons plus rien à prouver, nous pouvons quand même affirmer que nous sommes plus que las de toujours devoir nous justifier sur notre rôle prépondérant sous utilisé et malmené notamment par l’assurance maladie qui exige de nous encore plus de traçabilité et de preuves de l’efficience de nos soins.
 
Alors, nous reprenons à notre compte les arguments de cette JII et nous arguons de la pertinence des revalorisations que nous attendons, tant financières que dans nos missions, réels investissements pour le système de santé de ce pays.
 
Les idels feront aussi face avec ténacité aux résistances réactionnaires du corps médical dont les dernières allégations d’un autre temps nous ont atterrés. Les idels ne sont plus impressionnées : elles savent aujourd’hui ce qu’elles valent et leurs aïeules comme Florence Nightingale leur ont montré la voie. Du XIXè au XXI siècles, la reconnaissance a été longue mais les idels se font désormais entendre.
 
Nous sommes bien légitimes à assurer des consultations sur notre rôle propre et nous voulons l’accès direct de nos patients dans ce cadre-là. Et nous l’aurons !
 
Comme le déclare Howard Catton (2) : « je suis fier des infirmières du monde entier, quelle que soit leur situation professionnelle. Elles constituent le socle sur lequel les services de santé sont construits dans le monde entier ».
 
L’Onsil aussi, qui, même si nous sommes au lendemain de cette JII et il n’est jamais trop tard, souhaite à tous-tes les idels mais aussi à tous-tes les infirmier-es de tous les pays une belle journée internationale. Et leur transmet son entière solidarité, et sa plus chaleureuse confraternité.
 
 
 
 

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