
Soigner c’est rouler : 53 jours d’alerte ignorée ! Après des semaines d’alertes et de mobilisation, les infirmiers libéraux attendent autre chose que des constats.
Quand on sait que selon Le Monde*, il ne reste que 50 000 généralistes libéraux sur les 87 000 en exercice, on peut craindre que l’hémorragie s’accentue plus vite qu’on ne le pense.
Pour lutter contre les déserts médicaux, les collectivités locales créent pléthore de centres de santé où déjà 8000 médecins salariés officient.
D’ailleurs, ces centres, nous dit encore le quotidien, ont été multipliés par deux en dix ans.
Alors que nos installations sont régulées depuis longtemps, on se demande bien pourquoi les médecins ne sont pas encore soumis à de telles règles.
Il paraît que pour eux ce n’est pas efficace. Disons que c’est surtout l’argument de leurs puissants représentants et élus.
Les infirmier-es vont-ils prendre la même voie et délaisser le libéral ?
Avec des conditions d’exercice qui se dégradent et dont nous nous faisons largement l’écho, pas sûr que l’attractivité pour les hospitalières éreintées par les cadences qu’on leur imposent, soit encore de mise.
D’ailleurs, les remplaçantes qui arrivent sur le marché ont souvent des exigences qui sont celles du salariat sans avoir les contraintes de la gestion d’une petite entreprise. Et ceci est dit sans juger, on peut aussi comprendre des choix corrélés aux modes de vie contemporains.
Quant à toutes les pressions administratives et fiscales délétères que l’on subit, et la considération à la hauteur de nos missions qu’on attend toujours, c’est à se demander si tout n’est pas fait pour dissuader les installations et même l’exercice existant.
Alors si les centres de santé se mettent à salarier des ide, qui fera les soins en dehors des horaires et du temps de travail imposés par le Code du Travail et les conventions collectives ?
On peut déjà constater que les HAD font appel à nous dans ce genre de situation.
Si le réseau des idels saute, qui prendra la relève de la proximité, de la disponibilité et donc de la prise en charge globale et continue des patients ?
L’ Onsil défend et défendra toujours l’exercice libéral des soins infirmiers qui a largement fait ses preuves et qui est pourtant ignoré des décisions prises en matière de santé publique.
Enfin, l’Onsil mettra tout en oeuvre pour que notre exercice soit attractif et reconnu comme le meilleur pour la prise en charge des patients dépendants et des patients chroniques à domicile.
Mais pour cela, il faudra en passer par les réformes dont nous avons besoin et nous les renouvelons ici : la simplification de la nomenclature, des revalorisations tarifaires, la reconnaissance de la pénibilité, la consultations infirmière, l’autonomie sur le rôle propre….
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