Conférence de la santé

Grand-messe de la Conférence de la santé du 3 juillet 2015
Boycott or not boycott ?

 L’Onsil aurait souhaité boycotter la grande conférence de la santé du 3 juillet prochain, mais ce boycott laisserait les mains libres à notre chère Ministre de la santé, qui n’aurait alors comme seuls interlocuteurs que des médicaux ou des salariés, et qui ensuite aurait beau jeu de claironner que ce sont les infirmières libérales qui se sont exclues elles-mêmes de la concertation par une politique de la chaise vide.

L’Onsil préfère alors la voie d’un communiqué de presse, pour contester la méthodologie qui a conduit à la composition du comité de pilotage des groupes de travail et pour exprimer des réserves sur l’issue de cette conférence.

Le projet de loi de santé organise l’équipe de premier recours autour et pour le médecin, en favorise le salariat des auxiliaires médicaux, dans une vision hiérarchique inspirée du modèle hospitalier, plutôt que de respecter le libre choix des usagers.

La grande conférence de la santé demande aux syndicats professionnels, sous couvert de travail en concertation, une acceptation du contenu du projet de loi de santé, mais l’Onsil n’est pas perméable à la pédagogie qui est encore une fois mise en place.

L’Onsil proteste contre ce mode de concertation qui a prévalu à l’élaboration du projet de loi de santé, du tout médical. Pire encore, s’agissant du virage ambulatoire, l’ensemble des auxiliaires médicaux est représenté par des salariés hospitaliers !

Cette méthode de travail récurrente du Gouvernement est inacceptable. Tout est bétonné d’avance, preuve en est par le choix des pilotages des groupes de travail , et le fait de soumettre le sort des infirmières à domicile à « l’expertise » de deux infirmières cadres de santé, ex directrices des soins … Aucune libérale, quel mépris !


Patrick Experton,
Président.
 
Haut de page