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           Newsletter - Septembre 2015 N°62
 
 

Cour des Comptes : l'Onsil répond

Attention de ne pas tomber dans le piège grossier tendu par les tutelles avec la complicité de la Cour des Comptes.

Infirmières et kinés voleurs !!! La presse nous en rebat les oreilles : se justifier, c'est déjà leur donner raison.
En fait que nous est-il reproché ?

Un revenu trop élevé ?
Un résultat fiscal moyen de 42000 euros est-il trop élevé ? Une telle déclaration ferait abstraction des amplitudes horaires de travail d'une infirmière libérale, bien plus souvent proche des 80 heures hebdomadaires que des 35 heures. Si la Cour des Comptes fait le rapprochement avec les 30000 euros de la rémunération moyenne d'une infirmière du secteur public, pourrait-elle aussi ramener ces rémunérations à un tarif horaire ?

Une démographie trop élevée dans certains endroits et peu d'installations dans d'autres ?
Rappelons que les infirmières sont la première profession à avoir mis en place de leur plein gré une régulation démographique par zonage. Dans les zones sur-dotées, nous sommes passés de 25% à 12, % d'installations (soit 50% de moins). Est-ce notre faute si le gouvernement, toujours frileux à s'attaquer aux vrais problèmes ne règle toujours pas la démographie des médecins ? Rappelons que, comme le souligne si bien la Cour des Comptes, nous sommes une " profession prescrite ", et qu'en conséquence, nous ne pouvons travailler que si des médecins sont présents pour prescrire les soins dans les zones sous dotées.

On nous reproche également trop de nouvelles installations entre 2000 et 2014 ?
Parlera-t-on du burnout des collègues hospitaliers qui désertent les services à tout va, tant ils sont exaspérés par leurs conditions de travail, ou des hôpitaux qui n'offrent plus d'emploi aux jeunes diplômés, afin de diminuer leur masse salariale, et donc de rester dans une logique de rentabilité ?

Reproches aussi sur des augmentations tarifaires trop conséquentes à leurs yeux ? Rappelons juste que celles-ci sont issues de négociations conventionnelles entre la CNAMTS et les syndicats, validées par le Ministère, et non le résultat d'un hold-up. Que les syndicats infirmiers soient ici excusés d'avoir trop bien fait leur travail et d'avoir obtenu pour la profession des revalorisations tarifaires trop importantes.

Soyons sérieux, ne fonçons pas tête baissée dans cette farce, car ce qui se joue est bien plus grave :

L'Onsil dénonce la stratégie grossière mise en place par le Gouvernement, qui consiste à mettre en place des paiements à la capitation et des forfaits de soins. Sachant que ces mesure auront du mal à passer dans un cadre négocié avec les syndicats ; le Ministère aura beau jeu de suivre les recommandations des sages afin de nous rendre dépendants financièrement des médecins et de leur " enveloppe de prescriptions " recommandée par la Cour des Comptes. Nous imposer un nouveau mode de rémunération forfaitaire fait partie depuis longtemps des objectifs de la CNAMTS et du Ministère. Alors chers collègues ne soyons pas dupes, en agissant de la sorte on veut focaliser notre attention sur l’arbre qui cache la forêt !

La profession doit se réveiller, car elle n'aura plus demain de libéral que le nom.
 
 
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